Chaïba

Elle peint la vie de son enfance, … les fleurs, les tisseuses, son village, les couleurs du Maroc ou la gloire de Dieu…

1929 -  2004

Née au Maroc, à Chtouka

Toute petite, dès sa plus tendre enfance, elle aimait se parer de fleurs. Malheureusement, la dure réalité marocaine s’imposa rapidement. A sept ans, elle apprend à filer la laine, à tisser, à broder. Mariée à treize ans, mère à quatorze, veuve à quinze, elle deviendra femme de ménage pour élever son fils Tallal (il deviendra lui-même peintre bien avant sa mère).

En 1965, alors qu’elle avait trente six ans, une nuit, en rêve, deux hommes en blanc lui auraient déclaré :  « Chaïba, prends des couleurs et peints ! » Dès le matin, Chaïbia achetait des petits pots de Ripolin de toutes les couleurs. « Premier jour, premier tableau, aux couleurs de mon pays » dit-elle.

Découverte par Pierre Gaudibert, elle exposa en France chez Cérès FRANCO qui montra ses œuvres au peintre CORNEILLE. CHAÏBIA étonna les créateurs du mouvement COBRA qui, de manière très intellectuelle, cherchaient la liberté dans les formes, les couleurs, … ce que CHAÏBIA faisait, elle, de façon très naturelle et avec une spontanéité certainement absente chez les artistes de COBRA.

Elle peint la vie de son enfance, … les fleurs, les tisseuses, son village, les couleurs du Maroc ou la gloire de Dieu.

Au Maroc, elle est considérée comme la peintre contemporaine la plus importante, reconnue par l’ensemble du peuple comme une « divinité vivante ».

Depuis 1996, elle expose en exclusivité dans la Galerie des 4 Coins. Ses œuvres sont présentées dans le monde entier, dans des musées ou dans des galeries. Plusieurs de ses œuvres figurent dans la Collection Neuve Invention de Lausanne.

Luis MARCEL – 2 000

« … Des hommes en blanc sont entrés. Ils m’ont apporté des pinceaux et de la toile. Il y avait des jeunes et deux vieillards avec de longues barbes. Ils m’ont dit : ceci est désormais ton gagne-pain. »

CHAÏBIA